2017 a été riche en actualité agricole et agroalimentaire. Les états généraux de l'alimentation ont suscité des débats riches et fournis entre agriculteurs, transformateurs, distributeurs et consommateurs. Un nouvel élan a été donné.
Notre alimentation est une des plus sûres au monde. Et pourtant, notre agriculture est interrogée sur sa compétitivité, ses modes de production, sa rentabilité et son attractivité et nos entreprises agroalimentaires sont soumises à des enjeux sanitaires et économiques forts qui peuvent les fragiliser à tout moment.
Cours du beurre, difficultés du volailler Doux, conditions d'élevage, risques sanitaires liés à l'influenza aviaire, autant de sujets qui ont mobilisé les services de l'Etat en région en charge de l'agriculture et de l'agroalimentaire en 2017.

Les défis à relever sont nombreux mais les actions déjà bien engagées : développement de projets alimentaires territoriaux, développement des groupes collectifs de réflexion et d'expérimentation de nouvelles pratiques d'élevage ou de production.
L'Etat accompagne ces initiatives au travers du programme de développement rural breton (modernisation des bâtiments d'élevage, investissements en matériel, aides à l'installation, mesures agro-environnementales et climatiques), au travers des plans écophyto et écoantibio, du programme national pour l'alimentation et de la formation des futurs exploitants.

I - Accompagnement des filières agricoles, agro-alimentaires et forestières

Les États généraux de l'alimentation (EGA) en région

Le chantier des États généraux de l'alimentation (EGA), engagé par le gouvernement durant l’été 2017 constitue une occasion unique de répondre aux enjeux stratégiques de l’agriculture au niveau national et dans les territoires. Pour cela, deux modes de travail avaient été mis en place : un premier numérique avec la mise en place d’une plateforme collaborative, et un second avec l’organisation de réunions délocalisées en région pour débattre de l’agriculture de demain. L’objectif d’une telle consultation est pour le Gouvernement de pouvoir disposer d’idées pour un futur projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation à paraître courant 2018.

La DRAAF a confié l’organisation de la contribution bretonne à la Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne qui s’est déroulée le 19 septembre 2017 avec plus de 150 acteurs du monde agricole breton. Des différentes interventions est ressortie la nécessité d’ajouter de la valeur ajoutée aux productions agricoles. Chaque production doit être rémunérée au plus juste, à chaque maillon de la chaîne.

http://agriculture.gouv.fr/mots-cles/etats-generaux-de-lalimentation

#EGA #Etats généraux de l'alimentation

DRAAF Bretagne

Soutien à la compétitivité des exploitations agricoles et des industries agro-alimentaires

465 agriculteurs ont bénéficié de la dotation Jeunes Agriculteurs pour un montant total de 8 843 000 €, dont 1 603 944 € financés par l'Etat, 164 766 € financés par la Région et 7 074 690 € financés sur le FEADER.
Le programme Accompagnement de l'Installation-Transmission en Agriculture (d'un montant de 912 590 € en 2017) subventionne le parcours à l'installation qui vise à orienter et professionnaliser les futurs agriculteurs en finançant le Point Accueil Installation, l'élaboration du Programme de Professionnalisation Personnalisé, le stage de 21h, ainsi que des stages en exploitation agricole. Par ailleurs, un nouveau dispositif a été ouvert en 2017 pour accompagner les jeunes installés qui souhaitent faire un bilan sur la mise en œuvre de leur projet : 120 suivis ont été financés.

La Charte nationale de coopération de soutien aux IAA et leurs salariés vise à aider les entreprises agroalimentaires, majoritairement des PME, ainsi qu’à développer les compétences et l’emploi dans les IAA en lien avec le contrat de filière.

#Agriculture

19 entreprises
soit 1300 salariés aidés dans le cadre de la
charte nationale de coopération de soutien aux industries
agroalimentaires

DRAAF Bretagne

Accompagner l’évolution des modes de production

Face aux pressions sociétale et environnementale de plus en plus présentes, l’État soutient la filière agricole pour aller vers une démarche agro-écologique améliorant la rentabilité de l’agriculture tout en réduisant l’utilisation d’intrants. Ainsi en 2017, 36 GIEE sont agréés engageant les agriculteurs dans une démarche d’échanges de pratiques et de réflexion collective sur les techniques testées.
Les mesures agro-environnementales et climatiques, adossées aux aides surfaces de la PAC, constituent une aide à l’amélioration des pratiques vers moins d’intrants et des systèmes plus herbagers. Ainsi, en 2017, 2 738 exploitations agricoles sont engagées dans une mesure sur 156 769 ha, soit un versement annuel estimé à 24,3 M€ dont 20 % sera payé par l’État.
Enfin, la Bretagne est de plus en plus engagée en agriculture biologique : en 2017, 2 695 exploitants produisent du bio (+13,5 % par rapport à 2016), ce qui représente un peu plus de 6 % de la surface agricole bretonne.

#Agriculture

24,3 M€,
dont 20 % part État, pour les mesures agro-environnementales et climatiques

 

II - Alimentation saine, sûre et durable

Ecophyto, tout un programme pour moins de pesticides dans l’environnement et dans nos assiettes

La feuille de route régionale, adoptée en début d’année, a permis de consolider le déploiement d’Ecophyto II en Bretagne. Construite avec les professionnels du monde agricole (exploitants, négoce, conseillers techniques, etc.), elle s’articule autour de 13 enjeux et 41 actions, à mener pour atteindre les objectifs nationaux de baisse de l’utilisation des produits phytosanitaires : appropriation des résultats des fermes pilotes DEPHY (Démonstration, Expérimentation et Production de références sur les systèmes économes en pHYtosanitaires) par les conseillers agricoles, actions de prévention des risques sur la santé telles que des formations à l’utilisation des pulvérisateurs, diffusion de démarches exemplaires "zéro phyto" de certaines collectivités.
Pour la première année, 23 groupes ont été reconnus au titre des « 30 000 » fermes Ecophyto, ce qui représente près de 300 exploitations en Bretagne. Diverses structures en assureront l’animation, financée par l’agence de l’eau à hauteur de 920 000 euros. L’objectif de ces groupes est de tester des pratiques économes en intrants et de réaliser des échanges et des démonstrations pour les solutions efficaces, le tout contribuant à l’intelligence collective.
En zone non agricole, la loi Labbé entre en application avec une modération de l’usage des produits phytosanitaires par les collectivités dans les espaces publics. Une grande campagne de communication et de formation a été réalisée auprès des collectivités pour les accompagner dans le changement.

http://draaf.bretagne.agriculture.gouv.fr/Ecophyto

#ecophyto, #pesticide

135
contrôles réalisés en 2017 sur l’identification des animaux, la biosécurité, l’utilisation des produits phytosanitaires et le bien-être animal

2 764
résultats d’inspection mis en ligne sur Alim’Confiance en Bretagne

 

DRAAF Bretagne

Assurer une alimentation sûre

Par son action d’animation régionale et par ses actions de contrôle en propre, la DRAAF contribue activement à la mise en œuvre des politiques sanitaires et alimentaires. Pour cela, elle s’appuie sur un réseau d’inspecteurs répartis dans les directions départementales et dans le service régional de l’alimentation. Ces derniers interviennent sur les divers maillons de la chaîne alimentaire, de la production à la transformation, jusqu’à la vente tant dans le domaine animal que végétal. Ils se rendent ainsi dans les exploitations agricoles pour contrôler, en particulier, l’identification des animaux, la biosécurité, l’utilisation des produits phytosanitaires et le bien-être animal (135 contrôles réalisés en 2017) et interviennent en matière de santé des végétaux et des animaux. Ils sont présents en permanence dans les abattoirs de la région pour contrôler en continu les conditions d’abattage et le respect de normes sanitaires. Enfin, on les retrouve dans les établissements de transformation et de remise directe aux consommateurs pour veiller au respect de l’hygiène alimentaire.
2017 a été marquée par la mise en place du dispositif Alim’Confiance, outil de transparence des inspections sanitaires de tous les établissements de la chaîne alimentaire, et la mise en ligne de 2 764 résultats d’inspection.
Enfin, des prélèvements de produits sur toute la chaîne alimentaire sont réalisés et analysés par les services de l’État : 16 000 prélèvements ont été réalisés en élevage, à la récolte et jusqu’à la mise sur le marché. Les contaminants recherchés sont essentiellement les substances interdites, les résidus de médicaments vétérinaires, les contaminants chimiques et biologiques et les produits phytopharmaceutiques. Les taux de conformité des plans sont compris entre 98 et 100 %.

#Alimconfiance

Tout un programme pour l’alimentation

La DRAAF est chargée de décliner la politique de l’alimentation portée par le ministère en charge de l’agriculture. Ainsi, tous les ans, elle propose des projets dans le cadre de l’appel à projets national du programme national pour l’alimentation. En mars 2017, le ministre récompense 4 lauréats bretons dont deux pour des projets alimentaires territoriaux qui visent à rapprocher production locale et besoin des locaux tant en individuel qu’en restauration collective. Ces deux derniers projets sont portés par des collectivités publiques, Lorient Agglomération d’une part, et le Conseil Départemental du Finistère d’autre part. Ces 4 lauréats ont reçu 114 163 € pour aider au développement du projet.

#PNA

Appel à projets national du programme national pour l’alimentation :
4
lauréats bretons en 2017 qui ont reçu
114 163 €
en vue du développement des projets présentés

© Cheick Saidou / Agri.Min.Fr

III - Enseignement agricole

Pour la formation des jeunes aux métiers ruraux

La région Bretagne dispose de 62 établissements d’enseignement agricole accueillant 16 039 élèves (80% dans le privé). 77% de ces effectifs sont dans des filières professionnelles dans le domaine de la production, de l’aménagement, des services et de la transformation. Parmi ces formations professionnelles, les domaines de la production agricole et les services à la personne sont les plus plébiscités. Outre l’enseignement aux métiers de l’agriculture, l’enseignement agricole forme aussi aux métiers des services à la personne en milieu rural qui représente plus du tiers des effectifs.

#enseignement agricole

22.graph_effectifs_EA2017

16 039 élèves inscrits dans 62 établissements d’enseignement agricole

86%
Taux de réussite aux examens et diplômes de l’enseignement agricole

Enseignement agricole : examens et diplômes
Un taux de réussite supérieur en Bretagne

En 2017, le taux de réussite pour l’ensemble des diplômes du CAP Agricole au BTS Agricole est de 86%, soit 1 point de plus que la moyenne nationale pour ces diplômes et 6 618 candidats bretons ont obtenu un diplôme de l’enseignement agricole.
Les taux de réussite s’échelonnent de 73% (filière BTSA) à 95% (filière CAPa) avec, dans chaque filière, des écarts suivant les établissements, dont certains atteignent 100% de réussite, que ce soit en CAP, en baccalauréat professionnel, en baccalauréat technologique série science et technologie de l’agronomie et du vivant, ou en BTS.

#examens, #tauxreussite