Chapitre 6 – Culture, jeunesse et cohésion sociale

I - Culture

L’action territoriale

La stratégie de la DRAC consiste à promouvoir la culture dans des territoires et vers les populations les plus fragiles, en concentrant ses actions afin de réduire les inégalités territoriales et sociales.
Elle met en place des dispositifs répondant au plus près aux spécificités locales (scènes de territoires, lieux d’art de territoires, projets culturels de territoires, résidences de territoires).
Par exemple :
- à Brest, la Carène a reçu 4 000 € de subvention de sa part pour le projet « Le Cool Bus » avec des déambulations autour des musiques actuelles dans les quartiers. En mission itinérante, cette action permet d’initier les jeunes Brestois à la pratique musicale, d’impulser des rencontres avec les artistes dans les quartiers et d’ancrer les actions sur le territoire ;
- le Carré Magique à Lannion a reçu 7 000 € dans le cadre d’une résidence de territoire « Regards croisés dans mon quartier ». En collaboration avec Galapiat cirque et le centre communal d’action sociale (CCAS) de Lannion, cette action menée dans le quartier Ar Santé-Les Fontaines a permis pendant 4 semaines aux artistes et aux habitants de ce quartier de s’y rencontrer. Ce projet artistique repose sur trois axes majeurs : la création artistique, l’action culturelle et artistique et la restitution spectaculaire du projet.

Les résidences de territoire pour 124 000 € de subventions sont un outil efficace utilisé depuis longtemps, qui permet une présence artistique dans des territoires dits prioritaires en répondant aux spécificités locales.

95. Atelier Roue de la mort©CarréMagique

Atelier au Carré magique à Lannion

L’éducation artistique et culturelle EAC

L'éducation artistique et culturelle (EAC), priorité réaffirmée du ministre de la culture participe à la démocratisation culturelle et à l'égalité des chances. Elle fait l'objet, en Bretagne, d'un pilotage partagé par l'Etat (Recteur, DRAAF et DRAC) et les collectivités territoriales.
Le budget global EAC pour 2019 représente 1 955 483 €.

La DRAC a soutenu 148 structures culturelles, dont 83 services éducatifs pour leur programmation sur l’année scolaire 2019/2020. 185 projets sont portés par des structures culturelles sur des territoires et auprès de publics prioritaires (éducation nationale, enseignement agricole et enseignement catholique).
L’EAC, ce sont également 15 enseignements de spécialité dans les lycées et 89 587 élèves ont bénéficié en 2019 des dispositifs « Ecole et cinéma », « Collège et cinéma » et « Lycéens et apprentis au cinéma ».

Expérimentation « villes 100% EAC » :
En 2019, quatre villes, Guingamp, Quimper, Saint-Brieuc et Rennes, se sont portées candidates au label 100 % EAC.

La DRAC a soutenu 9 projets d'EAC à Guingamp, augmentant ainsi son soutien de 77 % par rapport à 2018, afin de s'inscrire dans l'ambition de cette ville à à être labellisée 100 % EAC. Parmi ces actions, on peut citer la résidence de la Cie Lumière d'août « Akila, le tissu d'Antigone » dans les lycées privés Notre-Dame et Auguste Pavie, pour laquelle le Théâtre du Champ au Roy a reçu une subvention de 6 000 € ainsi que le projet « et les oiseaux » avec Juliette Agnel, photographe, et Frédérique de Carvalho, auteure au collège Prévert, pour lequel le centre d'art Gwinzegal a reçu une subvention de 3 900 €.

l’enseignement artistique :

195 300 €

l’aide aux services éducatifs de structures culturelles et dispositifs divers :

1 071 333 €

le soutien aux projets sur des territoires et auprès de publics prioritaires :

606 750 €

les projets au bénéfice des jeunes pendant les vacances scolaires :

61 000 €

96. EAC Champ du Roy

Atelier dessin au théâtre du Champ du Roy à Guingamp

Hors investissement :

Musique (hors investissement ) :
3 948 500 €

dont

Orchestre Symphonique de Bretagne (OSB) :
1 103 000 €

Théâtre, arts de la rue, arts du cirque :
7 311 800 €

Danse : 2 262 409 €

Les Arts Plastiques :
1 419 519 €

 Soutien à la création et à la diffusion

La DRAC soutient les grandes institutions de création et de diffusion du spectacle vivant et des arts plastiques, les scènes de musiques actuelles, les artistes ainsi que les manifestations et festivals.

Dans le secteur du spectacle vivant, l’année 2019 a vu le renouvellement des équipes de direction pour un certain nombre de structures culturelles, comme par exemple le collectif Fair[e] nommé à la tête du CCNRB à Rennes, Guillaume Blaise nouveau directeur de La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc, ou encore la SMAC MAPL à Lorient avec son nouveau directeur, Frédéric Carré, depuis le 1er octobre 2019. Voici quelques chiffres de l’action de l’État dans ce secteur :

Musique : 3 948 500 € (hors investissement) dont :
- Orchestre Symphonique de Bretagne (OSB) : 1 103 000 € : le ministre de la Culture a attribué le label « orchestre national en région » à l’OSB qui est devenu depuis le 3 octobre 2019 le 13e orchestre ainsi labellisé ;
- Scènes de musiques actuelles (SMAC) : 813 000 € ;
- Transmusicales de Rennes : 440 000 €.

En matière d’investissement, la DRAC soutient également les structures culturelles.
Le nouvel Antipode MJC, attendu depuis plusieurs années, est en cours de construction dans le quartier de la Courrouze à Rennes. A côté de l’engagement de l’État auprès de cette ville à hauteur de 500 000 € sur plusieurs années, la DRAC Bretagne a également versé en 2019 à l’Antipode MJC une subvention d’investissement de 100 000 € pour l’acquisition d’équipements.
Le bâtiment de 4 900 m² abritera une salle de concert de 1 000 places (contre 450 actuellement sur l’ancien site), transformable en salle de 350 places assises. Sont également prévus trois studios de répétition, un studio avec une scène et une bibliothèque axée sur la musique. Concernant les activités de la MJC (danse, cours de guitare et piano, arts plastiques, théâtre, Pilates, yoga, etc.) 800 m² leur seront réservés. La livraison est prévue au 1er semestre 2021.
Pour son fonctionnement, l’Antipode MJC reçoit en tant que scène de musique actuelle (SMAC) une subvention de 100 000 €, à laquelle s’ajoute 8 500 € au titre de l’éducation artistique et culturelle (EAC).

Les Arts Plastiques : 1 419 519 € (hors investissement)
Dans le domaine des arts plastiques, le fonds régional d’art contemporain (FRAC) Bretagne a reçu 620 000 € pour son fonctionnement.
11 résidences en arts plastiques sont également soutenues avec l’aide de la DRAC (79 500 €).

L’année 2019 a été marquée par la labellisation du centre d’art visuel Gwinzegal. Le ministère de la culture lui a décerné le label centre d’art contemporain d’intérêt national. L’association Gwinzegal est accueillie depuis le 26 avril 2019 dans l’ancienne prison de Guingamp. Ce bâtiment classé aux monuments historiques, officiellement désaffecté en 1951 était en rénovation depuis plusieurs années avec le soutien de l’État (subvention investissement DRAC).
L’association Gwinzegal a reçu en 2019 pour son fonctionnement, diverses subventions dont 55 000 € au titre de sa programmation artistique et 43 600 € au titre de l’EAC (Education Artistique et Culturelle).

97. Ext GwinZegal 2
98. Int GwinZegal 4

L’ancienne prison de Guingamp et exposition du Centre d’art de Gwinzegal

Les monuments historiques

La restauration du retable anversois de la cathédrale de Rennes :

Placé depuis 1872 dans une chapelle latérale de la cathédrale de Rennes, le retable anversois, propriété de l’Etat, a été installé en 2019, après restauration, au sein de la nouvelle salle du trésor de la cathédrale, inauguré et ouvert au public en juin 2019. Montant de l’opération (retable et trésor) : 1 M€. Le retable est mis en valeur avec une grille de protection, un éclairage et une médiation adaptés.

L’étude (2013-2015) puis la restauration du retable (2016-2018) par le Centre régional de restauration et de conservation des œuvres d’art de Vesoul ont révélé un chef d’œuvre. La polychromie d’origine du retable a été mise au jour, dévoilant un décor raffiné et foisonnant. Une étude de dendrochronologie (datation par l’étude des cernes du bois) a permis de placer la réalisation du retable autour de 1520. Le comité scientifique chargé du suivi de la restauration a contribué à retrouver des éléments du retable perdus ou volés, qui ont ainsi été remis en place. Une publication de la DRAC Bretagne sur le retable est parue aux Presses Universitaires de Rennes en 2019 (« Le retable anversois de la cathédrale de Rennes, un chef-d’œuvre révélé », PUR, 2019).

Réalisations en 2019 :

Environ 170 opérations d’entretien ont été menées en 2019 (1,3M€ part Etat) ainsi que plus de 180 chantiers de restauration (11,2 M€ part Etat, dont 1,1 M€ au titre du fonds incitatif pour les communes à faibles revenus) sur les immeubles et objets protégés au titre des monuments historiques.

1 M€

pour la nouvelle salle du trésor de la cathédrale de Rennes
et la restauration du retable anversois de la cathédrale

99. retable Hervé_Raulet_DRACBretagne

Le retable dans le trésor de la cathédrale de Rennes 2019

100. Détail retable

Détail du compartiment de la Présentation au Temple

Archéologie / Musées / Archives

Dans le secteur de l’archéologie, sous le contrôle scientifique du Service Régional de l’Archéologie de la DRAC Bretagne, l’année 2019 a vu la découverte exceptionnelle au plan national de quatre bustes en pierre datant du milieu du Ier s. av. J.-C. à l’occasion d’une fouille préventive d’une vaste ferme gauloise à Trémuson (22), lieu-dit « la Morandais », préalablement à l’extension d’une plateforme multifrais. Le plus spectaculaire d’entre eux représente un homme barbu et moustachu portant un torque autour du cou, signalant son haut rang au sein de l’aristocratie gauloise. Les trois autres, de plus petite taille, ont été mis au jour au fond d’un puits, ainsi qu’un superbe seau en bois cerclé de bronze ouvragé parfaitement conservé.

https://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Bretagne/Actualites/Decouverte-de-sculptures-gauloises-a-Tremuson-Cotes-d-Armor

Dans le secteur des musées, la première pierre a été posée pour deux d’entre eux en 2019, marquant le début de leurs travaux de rénovation. Il s'agit du Musée Mathurin Méheut de Lamballe (22) et du Musée de la Résistance en Bretagne de Saint-Marcel (56).
Il convient de noter la progression de l’inventaire des collections du Musée de Bretagne à Rennes (conservation préventive, restauration, conditionnement ) qui concerne 770 000 objets. En 2019, une aide de 88 400 € a contribué à faire avancer cet inventaire.

Parmi la vingtaine d'expositions subventionnées pour un montant total de 233 500 €, une exposition singulière du Port Musée de Douarnenez sur les "Bistrots" se tiendra d’avril 2019 à novembre 2020, accompagnée d'une mobilisation exceptionnelle de la population qui a contribué à la recherche sur le rôle des bistrots dans la vie maritime de la cité au début du siècle, recherche menée pendant plusieurs années.
Enfin on remarquera la tenue, à Brest, de la rencontre "Musées du XXIème siècle", co-organisée par la DRAC , la Région et l'association Bretagne-Musées, à l'intention des élus et des directeurs de la Culture des collectivités. Elle a permis de découvrir les opérations innovantes des musées de Bretagne (expositions participatives, action culturelle originale, nouvelles technologies appliquées).

Dans le secteur des archives, 66 400 € d’investissement ont été versés en 2019 pour la construction du nouveau bâtiment des archives municipales de Ploemeur (56) inauguré le 31 août 2019.

101. Trémuson - sculpture2-2

Photo d’un des bustes découverts à Trémuson de Stéphane Bourne de l’Inrap, responsable de cette opération

Archéologie :

331 000 €

de subventions de l’État pour l’archéologie programmée dont 12 actions de prospection
pour 58 200 € et 9 fouilles programmées pour 114 090 €

Musées :

458 700 €

d’aides en investissement pour les musées bretons (réaménagement, travaux…) ainsi que 152 500 € consacrés à l’inventaire des musées bretons, 233 500 € pour les expositions et 44 000 € pour le FRAR (Fonds régional de restauration pour les musées)

En 2019, le secteur des bibliothèques regroupe 85 nouvelles opérations et 17 en cours (une commune peut être financée sur plusieurs opérations) pour un montant total de  5 324 503 €, dont 397 524 € au titre de l'aide à l'extension des horaires d'ouverture

Bibliothèques et le réseau de lecture publique

Deux bibliothèques représentatives du concept de « 3e lieu » ont ouvert leurs portes à Etel et au Bono sur le littoral morbihannais en 2019. La construction de la bibliothèque d’Etel a bénéficié d’un financement de l’État via la DRAC à hauteur de 144 283 €, pour un coût total de 438 875 € HT, avec également un soutien financier de la Région et du Conseil départemental du Morbihan. La construction de la médiathèque du Bono, dont le montant total est de 578 026 €, a été financée par l’État (140 727 €), Vannes Agglomération et le Conseil départemental du Morbihan.
Par ailleurs, un dispositif d’accompagnement de l’État a permis aux collectivités territoriales souhaitant s’engager dans un projet d’extension et d’adaptation des horaires de leur bibliothèque de bénéficier d’un soutien financier, comme par exemple à Dinan où l’amplitude d'ouverture au public est désormais de 9 heures supplémentaires par semaine, en soirée et le dimanche. Cette opération a bénéficié d'un soutien financier de l'Etat (DRAC) de 110 336 €, soit 70 % de la dépense éligible.

L’EPCC Livre et Lecture en Bretagne, structure régionale pour le livre, financé à parité par l’État (DRAC 257 000 € en 2019) et la Région, est un outil indispensable de développement entre les différents acteurs de la chaîne du livre. Parmi ses nombreuses activités, l’EPCC accompagne et oriente les professionnels dans leurs projets et est présent auprès des publics prioritaires et des bibliothécaires.

En 2019, l’État a conclu 2 nouveaux contrats Territoire-lecture, avec les communautés de communes de la Roche aux Fées (35) et de Saint-Brieuc Armor Agglomération (22). La participation de l’État s’élève, pour chaque contrat, à 15 000 € par an pour une durée de trois ans, pour des actions visant à développer la lecture sur ces territoires.

II - Jeunesse et sport

Quelques données sur la région académique Bretagne en 2019/2020

2. Chiffres clés EN 2019 1
3. Chiffres clés EN 2019 2

Une nouvelle stratégie pour l’académie de Rennes

A travers les enjeux et les objectifs du nouveau projet académique que se donne l’académie de Rennes, l’ensemble des membres de la communauté éducative est appelé à partager une ambition majeure : « Généraliser toutes les excellences en Bretagne ».
Il s’agit d’amener chaque jeune breton, élèves, collégiens, lycéens, étudiants, au meilleur niveau de réussite.

Trois enjeux rassemblent les principaux domaines d’action :
- la liberté, en cultivant le sens des équités ;
- l’égalité, en soutenant toutes les perspectives d’avenir(s) ;
- la fraternité, en partageant les belles expériences.

Cinq thématiques constituent les priorités académiques et traversent ces grands domaines :
- le 100 % éducation artistique et culturelle ;
- les cultures numériques ;
- l’éducation au développement durable ;
- le projet Bretagne réussite information orientation ;
- la labellisation de projets sportifs et citoyens dans l’optique des jeux olympiques de Paris en 2024 (projets « Génération 2024 »).

http://www.ac-rennes.fr/cid147204/le-projet-academique-bretagne-horizon-2025.html
http://cache.media.education.gouv.fr/file/academie/99/5/Projet-Academique-2025_1215995.pdf

4. Projet acad EN 2025

Les réformes du lycée, du baccalauréat et de la voie professionnelle

Initiée en 2018, la réforme du lycée amène les lycées publics et privés sous contrat à s’adapter aux évolutions sociales et économiques. Le lycée est avant tout un lieu de préparation à la poursuite d’études supérieures. La réforme mobilise en 2019 le niveau des classes de première. Elle conduit notamment dans les établissements à la disparition des filières L, ES, S au profit d’un tronc commun d’enseignements obligatoires et au choix de spécialités préparant à cette poursuite d’études. Elle est également l’occasion d’une rénovation des programmes d’enseignement, devant à terme concerner tous les niveaux du lycée.
Conjointement menée, la réforme du baccalauréat 2021, qui concerne d’ores et déjà toutes les classes de première, vise à simplifier l’examen (une épreuve anticipée en première et 4 en terminale), à valoriser un travail régulier (prise en compte du contrôle continu pour 40 % de la note finale, afin de valoriser le travail effectué pendant les années de première et de terminale) et à mieux préparer les jeunes aux exigences de l’enseignement supérieur (aide à l’orientation et enseignement de spécialités plus adaptées aux enjeux du monde contemporain). La volonté est également de mieux accompagner les futurs bacheliers par l’accompagnement personnalisé et l’aide à l’orientation. Les lycées professionnels ou les sections d’enseignement professionnel proposent un enseignement en alternance avec l'entreprise dans tous les niveaux de formation (CAP, bac pro, etc.), pour permettre aux élèves de s’insérer dans la vie active ou de poursuivre des études. La réforme de la voie professionnelle vise à rendre les formations plus lisibles dans le cadre de familles de métiers qui offrent un choix plus diversifié aux élèves, à soutenir la démarche d’orientation et à favoriser une prise en charge individualisée des élèves en fonction de leurs besoins.
Pour ce faire, elle active plusieurs leviers : la valorisation des Campus des métiers et des qualifications d’excellence, ancrés dans les territoires (3 en Bretagne), l’entrée de l’apprentissage dans tous les lycées professionnels, le développement des formations tournées vers les métiers d’avenir, une transformation des filières peu insérantes, un partenariat renouvelé avec les entreprises pour favoriser l’insertion des jeunes, un CAP en 1, 2 ou 3 ans en fonction du profil et des besoins de l’élève, les taux d’insertion de chaque formation rendus publics pour éclairer le choix des familles, une seconde professionnelle organisée par familles de métiers, des enseignements généraux contextualisés et mieux articulés avec les enseignements professionnels, grâce à la co-intervention de professeurs, la réalisation d’un chef-d’œuvre et le choix offert, en classe terminale, entre un module insertion professionnelle et un module poursuite d’études pour préparer l'avenir.

Une politique éducative au plus près des besoins de chacun

Le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse s’engage pleinement en faveur de l’amélioration concrète de la vie quotidienne des Français, par l’offre d’une scolarisation inclusive et adaptée à tous les enfants (création des pôles inclusifs d’accompagnement localisés [PIAL] : 58 en Bretagne en septembre 2019 avec des moyens humains mobilisés dédiés à l’accompagnement), le déploiement du dispositif « devoirs faits » dans tous les collèges publics et privés sous contrat, en travaillant à assurer le remplacement des enseignants absents, en limitant les effectifs des classes à 24 en grande section de maternelle, CP, CE1, en dédoublant toutes les classes de grande section, de CP et de CE1 dans les écoles en éducation prioritaire, en s’appuyant sur une évaluation systématique du niveau d’apprentissage des élèves en mathématiques et en français en fin de CP et CE1 pour individualiser les besoins d’accompagnement des élèves, en déployant la réforme du baccalauréat et la plateforme Parcours sup (736 formations diplômantes implantées ; 93,3 % des bacheliers l’utilisent en Bretagne), en lien avec de nouvelles modalités d’accompagnement à l’orientation vers l’enseignement supérieur.

La politique d’éducation prioritaire continue à mobiliser moyens et personnels pour renforcer l’action pédagogique et éducative dans les écoles et établissements localisés dans les territoires repérés comme rencontrant les plus grandes difficultés sociales (18 réseaux, comptant 15 collèges et 83 écoles publiques). Dans quelques-uns de ces mêmes établissements se déploient également les dispositifs Ecole ouverte (4 collèges publics en REP/REP + mobilisés en 2019), proposant un accueil aux jeunes ne partant pas en vacances pendant les congés scolaires et Parcours d’excellence (13 collèges publics en REP et REP + en 2019/2020) visant pour sa part à accompagner des élèves de 3ème volontaires, pendant tout leur parcours secondaire, afin de favoriser et d’accompagner leurs parcours de réussite vers des études supérieures. A ces efforts s’ajoute le déploiement depuis 2019 du dispositif des Cités éducatives au profit, en Bretagne, du quartier du Blosne à Rennes. Ce dispositif vise à intensifier les prises en charge éducatives des enfants à partir de 3 ans et des jeunes jusqu’à 25 ans, avant, pendant, autour et après le cadre scolaire, et consiste en une grande alliance des acteurs éducatifs travaillant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville : services de l’État, des collectivités, associations, habitants.

Service civique

Au 31 décembre 2019, 2 302 volontaires en service civique menaient leur mission en Bretagne, soit une augmentation de 8,4 % par rapport à la même date en 2018.

Volontaires pour une action collective dans des domaines aussi variés que la solidarité, le sport, l'éducation, la culture ou encore les loisirs, ces jeunes sont accueillis au sein d'associations, de collectivités ou encore dans les services de l'État, pour une durée moyenne de huit mois.

 

+8% 

en 2019 :

2 302 volontaires en service civique

255
sportifs de haut niveau

105. Pole France de voile.

Pôle France de voile

Sport de haut niveau

En Bretagne, 255 sportifs  de haut niveau sont listés et licenciés, et bénéficient d’un accompagnement par le pôle sport de la DRJSCS.

La Bretagne a toujours été présente sur les grands événements sportifs. Pour cela la DRJSCS accompagne les sportifs de haut niveau dans la définition et la mise en œuvre de leur projet de vie (projet sportif, projet professionnel, projet personnel).

Le rôle de la DRJSCS est de faciliter les conditions de la réussite des sportifs en travaillant par exemple avec l'Education nationale et les collectivités territoriales pour aménager les emplois du temps, accéder à des cours de soutien, décaler des examens, bénéficier d'un accueil adapté dans les internats des établissements scolaires. Certains sportifs qui travaillent par ailleurs ont, quant à eux, besoin d'aménager leurs horaires professionnels pour leur permettre de s'entraîner et de participer aux stages nationaux et aux compétitions internationales.

La DRJSCS s'assure également des conditions d'entraînement. Elle est à leurs côtés dans les difficultés comme dans les réussites avec les 37 conseillers techniques sportifs, le médecin-conseiller, un assistant administratif et les 2 conseillers d'animation sport mobilisés pour les accompagner.

 

III - Cohésion sociale

Lutte contre la pauvreté en Bretagne

Si la Bretagne connaît un taux de pauvreté (10,8%) inférieur à la moyenne nationale, elle n’est pas exempte de précarité, aussi bien dans les villes que dans les zones rurales. Depuis 2019, l’État met en œuvre la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté visant à apporter des réponses concrètes pour faire reculer la précarité.

Pour que plus aucun enfant n’arrive à l’école le ventre vide, des petits déjeuners gratuits ont été instaurés pour les élèves de CP et CE1 scolarisés en REP et REP+. En Bretagne, pour la phase pionnière de sa mise en place, la mesure a permis de toucher près de 800 enfants en 2019 et continue de se déployer en 2020. 12 syndicats ou communes rurales et urbaines volontaires, 27 écoles et 92 classes étaient concernés par ce dispositif.

Depuis le 1er avril 2019, les communes rurales fragiles peuvent bénéficier d’un soutien financier de l’État pour une tarification sociale des repas de cantine scolaire servis aux enfants pauvres. En Bretagne, 17 communes se sont engagées à proposer un tarif social à 1 euro dès 2019.

2,4 M€ d’engagements de l’État ont été mobilisés aux côtés des conseils départementaux dans le cadre des conventions de lutte contre la pauvreté pour initier de nombreuses actions expérimentales ou territoriales :
- opération « Petits pas, grands pas » dans le Finistère : dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, le Conseil départemental du Finistère s’est engagé dans le programme «Petits Pas, Grands Pas». Il développe les services de visites à domicile pour les familles les plus fragiles ou isolées. Cet accompagnement débute en période prénatale pour se poursuivre jusqu’au sixième mois de l’enfant. Il permet de développer des actions de prévention et de s’adapter aux besoins des familles en situation de vulnérabilité ;
- opération « Bricobus » dans le Morbihan : les Compagnons Bâtisseurs ont développé en Bretagne un véhicule équipé pour l’amélioration de l’habitat, le « Bricobus ». Cette opération soutenue par l’État permet d’accompagner des propriétaires occupants ou locataires du parc privé, modestes et très modestes, peu autonomes, souhaitant rénover leur habitat, mais ne pouvant le faire du fait de leurs niveaux de ressources.

79. Petits Déjeuners

Petits déjeuners gratuits à l’école

Hébergement et accès au logement des personnes sans abri ou mal logées

Le nombre de places d'hébergement en 2019 en Bretagne s’élevait à 2 165, dont 1 366 en centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS).

Le plan quinquennal « logement d’abord » et la lutte contre le sans-abrisme 2018-2022 propose une réforme structurelle de l’accès au logement pour les personnes sans domicile. Son objectif est de permettre l’accès au logement tout en garantissant une réponse aux situations d’urgence qui soit la plus adaptée aux besoins. Il propose un changement de modèle et vise à réorienter rapidement et durablement les personnes sans domicile venant de la rue ou l’hébergement vers le logement, et à proposer un accompagnement adapté, modulable et pluridisciplinaire.
Le plan comprend 60 mesures qui s’articulent autour de cinq grandes priorités :
- produire et mobiliser plus de logements abordables et adaptés aux besoins des personnes sans domicile ;
- promouvoir et accélérer l’accès au logement, et faciliter la mobilité résidentielle des personnes défavorisées ;
- mieux accompagner les personnes sans domicile ;
- prévenir les ruptures dans les parcours résidentiels et recentrer l’hébergement d’urgence sur ses missions de réponse immédiate et inconditionnelle ;
- mobiliser les acteurs et les territoires pour mettre en œuvre le principe du logement d’abord.

La production des logements sociaux et très sociaux adaptés aux besoins des personnes sans domicile fait partie des axes de la première priorité. Ainsi en Bretagne, un objectif de 372 places de pensions de familles et 936 places d’IML (intermédiation locative) a été fixé sur la durée du plan. En 2019, le développement des places d’IML (226 places) et de pensions de famille (69 places) a été dynamique, dépassant même l’objectif fixé annuellement pour les places d’IML. Le développement de ces places doit permettre de renforcer la fluidité de l’hébergement vers le logement.

Les dépenses de ce programme se sont élevées en 2019 à 40,8 M€, dont 19,7 M€ pour le financement des centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), 9,7 M€ pour le logement adapté, 6,8 M€  pour l’hébergement d’urgence, etc.

2 165 places d'hébergement

106. Distribution alimentaire

La distribution alimentaire

11 042

 bénévoles associatifs formés en 2019

Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA)

11 042 bénévoles associatifs ont été formés en 2019.
La campagne du Fonds pour le développement de la vie associative 2019 a permis d'accompagner :
- la formation des bénévoles (FDVA_1) pour un coût de 387 633 € : 133 associations. 467 actions de formations (aide à la gestion et au projet) ont été financées sur des durées de 1 à 5 jours, parfois reproduites sur plusieurs sessions pour un total de 810 journées. Ce dispositif est mené en partenariat entre l'Etat et la Région Bretagne ;
- le fonctionnement et l’innovation (FDVA₂) pour un coût de 1 096 469 € : 524 associations ont pu être soutenues pour mener des projets dans les champs du social, du sport et du secteur culturel.

3 968 350 €

attribués aux contrats de ville
en Bretagne en 2019

107. QPV Brest.

Le quartier politique de la ville Pontanézen à Brest

Crédits dédiés pour la politique de la ville en Bretagne

L’Etat a attribué en 2019 3 968 350 € aux contrats de ville en Bretagne. Ces contrats couvrent 32 quartiers prioritaires de la ville dans 15 communes sur les quatre départements bretons regroupant 89 040 habitants au total.

En 2019, les services de l’État ont contribué à l’évaluation, débutée en 2018, des 12 contrats de ville bretons à mi-parcours. Les priorités identifiées à l’issue de ces évaluations ont permis d’adapter les fiches actions par rapport aux objectifs initiaux des contrats de ville. La durée de ces contrats a été prolongée jusqu’en 2022.

Un plan d’action, « Mobilisation nationale pour les habitants des quartiers », comprenant 40 mesures en faveur des quartiers prioritaires de la ville, a été lancé en 2018. Ces mesures ont débuté en 2019, notamment dans le domaine de l’éducation/petite enfance avec la mise en place de la cité éducative du Blosne à Rennes, ou encore dans le domaine de l’emploi, de la formation et du développement économique avec le développement du parrainage bénéficiant à 279 personnes résidant en QPV.

Adultes-relais : 46 personnes (sur 81) sous convention adulte-relais ont bénéficié de l’accompagnement et des formations issus du plan de professionnalisation des adultes-relais, financé par la DRJSCS, et animé par le centre de ressources Résovilles.

En 2019, l’État a également financé la formation et l’accompagnement des conseils citoyens à hauteur de 30 000 € par l’utilisation de diverses modalités : la formation, les interventions sur site, les rencontres départementales et une lettre d’informations dédiée aux conseils citoyens. Ces mesures sont coordonnées par Résovilles.