Chapitre 6 – Culture, jeunesse et cohésion sociale

I - Culture

L’action territoriale

La stratégie de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) consiste à promouvoir la culture dans des territoires et vers les populations les plus fragiles, en concentrant ses actions afin de réduire les inégalités territoriales et sociales.
La Drac met en place des dispositifs répondant au plus près aux spécificités locales (scènes de territoires, lieux d’art de territoires, projets culturels de territoires, résidences de territoires).
Les résidences de territoire, subventionnées pour 102 000 €, sont un outil efficace utilisé depuis longtemps, qui permet une présence artistique dans des territoires dits prioritaires en répondant aux spécificités locales.
Un exemple illustrant l’action territoriale, les bibliothèques et le réseau de lecture publique : en 2018, le secteur des bibliothèques regroupe 94 nouvelles opérations et 18 en cours (une commune peut être financée sur plusieurs opérations) pour un montant total de  3 676 441 € dont 267 061 € au titre de l'aide à l'extension des horaires d'ouverture.
L’établissement public de coopération culturelle (EPCC) « Livre et Lecture en Bretagne », structure régionale pour le livre, est financé à parité par l’État (Drac) et la Région Bretagne. Il est un outil indispensable au développement entre les différents acteurs de la chaîne du livre et a reçu 257 000 € en 2018.
Châteaugiron-Ossé : inauguration de la médiathèque l'Odyssée : le 14 avril 2018 était inaugurée l'Odyssée, troisième médiathèque de la commune nouvelle Châteaugiron-Ossé en Ille-et-Vilaine.
La construction de la médiathèque, dont le montant total est de 860 000 € HT, a été subventionnée par l'État, via la Drac (203 130 €), le Département d'Ille-et-Vilaine et le Pays de Châteaugiron Communauté.
Intégrée au pôle enfance, jeunesse et culture, la médiathèque fait partie d'un réseau intercommunal de lecture publique et a pour projet d'étendre ses horaires d'ouverture.

Résidences de territoire :

102 000€
de subventions

 

Bibliothèques :

94
nouvelles opérations
3 676 441 € dont 267 061 € au titre de l'aide
à l'extension des horaires d'ouverture

©S. Gruet médiathèque

L’éducation artistique et culturelle (EAC)

L'éducation artistique et culturelle (EAC), priorité réaffirmée du ministre de la culture, participe à la démocratisation culturelle et à l'égalité des chances. Elle fait l'objet, en Bretagne, d'un pilotage partagé par l'Etat (Recteur et Drac) et les collectivités territoriales.
Le budget global EAC pour 2018 représente 1 950 700 €.
La Drac a soutenu 158 structures culturelles, dont 85 services éducatifs pour leur programmation sur l’année scolaire 2018/2019.
190 projets sont portés par des structures culturelles sur des territoires et auprès de publics prioritaires (éducation nationale et enseignement agricole).
L’EAC, ce sont également 15 enseignements de spécialité dans les lycées et 93 607 élèves ont bénéficié des dispositifs « Ecole et cinéma », « Collège et cinéma » et « Lycéens et apprentis au cinéma » »
Le pôle national du cirque, le Carré Magique à Lannion, a reçu 12 000 € pour 3 actions dans le cadre du fond de soutien EAC, dont 5 000 € pour « Parlez vous l'acrobatie mélange de culture autour d'un même langage" avec la compagnie Kaaos Kaamos au collège public « Aux quatre vents » à Lanmeur (du 10 septembre au 5 octobre 2018).
Préfiguration de l'expérimentation « villes 100 % EAC » en septembre 2018 : dix villes de France sont accompagnées par les deux ministères (culture et éducation nationale) dans l’expérimentation d’une politique qui garantira 2 heures de pratique artistique hebdomadaire à tous les enfants d’ici 2020. En Bretagne, Guingamp, Quimper et Saint-Brieuc seront villes laboratoires de cette expérimentation prévue au cours de l’année 2019.

©pôle national du cirque, le Carré Magique

Budget global de l’EAC :

1 950 700 €

dont :
- enseignement artistique :

195 300 €

- aide aux services éducatifs
de structures culturelles et dispositifs divers :

905 550 €

- fonds de soutien aux projets sur des territoires
et auprès de publics prioritaires :

573 170 €

- projets au bénéfice des jeunes pendant les vacances scolaires :

88 750 €

Hors investissement :

Musique :
3 792 400 €

Théâtre, arts de la rue, arts du cirque :
7 269 321 €

Danse :
2 193 700 €

Les Arts Plastiques :
1 240 768 €

Soutien à la création et à la diffusion

La Drac soutient les grandes institutions de création et de diffusion du spectacle vivant et des arts plastiques, les scènes de musiques actuelles, les artistes ainsi que les manifestations et festivals.
L’Opéra de Rennes a vu en 2018 le début d’une collaboration avec Angers Nantes Opéra, dirigé par Alain Surrans, ex-directeur de l’opéra de Rennes. Matthieu Rietzler, le nouveau directeur depuis septembre 2018 développe ce partenariat de co-production.
La Drac soutient également les structures culturelles en matière d’investissement. Pour exemple, le projet « Sew » à la Manufacture de Morlaix a reçu 1 M€ d’aide de l’État pour l’ensemble du projet (dossier Contrat Plan Etat Région CPER). En 2018, la subvention versée était de 199 303 €. L’association SEW porte un projet de création d’un équipement culturel pluridisciplinaire à la croisée du spectacle vivant, de la musique et du cinéma. Elle regroupe 3 associations : le cinéma La Salamandre, le Théâtre de l’Entresort, l’association Wart. Il s’agit d’un projet d’équipement culturel interdisciplinaire dans les locaux de l’ancienne manufacture des tabacs de Morlaix classée monument historique.

Musique : 3 792 400 € (hors investissement), dont 1 103 000 € pour l’Orchestre Symphonique de Bretagne (OSB), 813 000 € pour les scènes de musiques actuelles (SMAC) et 340 000 € pour les Transmusicales de Rennes.

Théâtre, arts de la rue, arts du cirque : 7 269 321 € (hors investissement), dont 1 116 000 € au centre dramatique national (CDN) théâtre de Lorient, 3 345 500 € au Théâtre National de Bretagne (TNB) et 326 500 € pour le Fourneau centre national des arts de la rue à Brest.

Danse : 2 193 700 € (hors investissement), dont 934 000 € pour la Scène national du Quartz à Brest et 510 000 € pour le Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne (CCNRB).
- le Triangle : 70 000 € aide à la scène conventionnée danse ;

Arts Plastiques 1 240 768 € (hors investissement), dont 620 000 € pour le fonctionnement du fonds régional d’art contemporain (FRAC) et 83 000 € chacun pour le centre d’art la Criée à Rennes et Passerelle à Brest.

©photo SEW

Les monuments Historiques

Le patrimoine breton est riche mais économiquement fragile (préservation des emplois et des savoirs-faire). Les interventions à fort « effet de levier » des crédits de l’État participent au soutien de cette activité économique sur le patrimoine, qu’il soit monumental, archéologique, muséal et archivistique.
Environ 160 opérations d’entretien (1,4M€) et plus de 160 chantiers de restauration (12 M€, dont 1,3 M€ au titre du fonds incitatif pour les communes à faibles revenus) ont été réalisés en 2018 sur les immeubles et objets protégés au titre des monuments historiques.
A titre d’exemple d’une intervention importante, on peut citer la collégiale Sainte Marie-Madeleine de Champeaux (Ille-et-Vilaine) inaugurée le 7 avril 2018, en présence du préfet de région.
Durant 3 ans, l’édifice a été fermé au public pour restauration intérieure dans sa globalité. Classée au titre des monuments historiques par arrêté du 12 décembre 1910, la collégiale datant de la Renaissance est conservée avec ses vitraux et son mobilier d'origine. C'est au XVIIIe siècle que sont construits le clocher et le maître-autel. L'ensemble de la collégiale a été restauré ces dernières années sous le contrôle scientifique et technique, et avec l'assistance à maîtrise d'ouvrage de l'Etat (Drac), qui a également octroyé des subventions à la commune.
La participation de l'Etat s’élève à 0,75 M€ pour un montant total des travaux de 1,63 M€, soit 46 %. Les subventions en 2018 étaient de 139 408 € pour la restauration et de 10 000 € pour la mise en lumière.

©olivierweetsarchitecte

160

opérations d’entretien :

1,4 M€

plus de

160

chantiers de restauration :

12 M€

Archéologie / Musés / Archives

Dans le secteur de l’archéologie, deux actions importantes dans le domaine de l’archéologie ont été programmées en 2018 :
- Rennes, les fouilles des Portes Mordelaises ont bénéficié de 20 000 € :
- Le Quiou, les fouilles de la villa gallo-romaine de la gare ont été subventionnées à hauteur de 18 720 €.
Autre fait marquant en 2018, l’inauguration du centre d'interprétation archéologique virtuel « Vorgium » le 13 juillet 2018 après un peu plus d'un an de travaux. Ce centre d’interprétation du patrimoine archéologique (CIPA) à Carhaix a bénéficié de 219 239 € de subventions en 2018.

Dans le secteur des musées, 2 grands chantiers ont été soutenus : les études pour la création du musée d’histoire maritime de Saint-Malo et le réaménagement du musée de Morlaix dans l’ancien couvent des Jacobins.
L’opération « le musée recopié », initiée par l’association rennaise « l’Ecole parallèle imaginaire » en 2018, a consisté en un tour de Bretagne créatif qui a concerné les publics des musées des Beaux-Arts de Quimper, Brest, Pont-Aven, Vannes et Rennes. Dans chacun de ces musées, à « tour de rôle », 100 personnes devenues pour l’occasion « copistes », ont dessiné dans les salles pendant un week-end, à partir des œuvres des collections permanentes.

L’exposition « Rennes, les vies d'une ville » au musée de Bretagne a bénéficié de 40 000 € de subventions en 2018. Elle présente les grandes transformations de la ville en s'appuyant sur les fouilles archéologiques conduites dans le cadre des grandes opérations d'urbanisme de ces dernières années. Labellisée « Exposition d’intérêt national » en 2018 par le ministère de la culture, elle réunit les travaux issus de multiples disciplines : archéologie, histoire, archives, sociologie, géographie, histoire de l’art (co-commissariat scientifique : musée de Bretagne, Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) et service régional de l’archéologie de la Drac de Bretagne).
Dans le secteur des archives, 240 000 € d’investissement ont été versés pour la réhabilitation et l’extension du bâtiment des archives municipales de Vitré. Le centre des archives regroupant celles de Vitré-Communauté, de la Ville et du Centre d'action sociale a été inauguré le 19 octobre 2018. Le nouveau bâtiment a une capacité de stockage de 6 km linéaires d'archives et dispose de deux salles de tri. https://www.vitrecommunaute.org/les-archives/

©Centre Vorgium

Archéologie :
367 420 € de subventions

 

 

Musées bretons :
510 400 € d’aides en investissement
129 300 € consacrés à l’inventaire
192 700 € pour les expositions

 ©Ministère de la culture

II - Jeunesse

2 123
volontaires en Service civique

Volontaires en Service civique en Bretagne

2 123 volontaires en Service civique en Bretagne (au 31 décembre 2018) effectuaient leur service civique en Bretagne, soit 11% d'augmentation par rapport à décembre 2017.
Le nombre d'entrées dans le dispositif est passé de 1 430 en 2015 à 3 078 en 2018 (x 2,15), confirmant l'engouement des jeunes pour le service civique, notamment au sein du monde associatif (69% des accueils).
Volontaires pour une action collective dans des domaines aussi variés que la solidarité, le sport, l'éducation, la culture ou encore les loisirs, ces jeunes sont accueillis au sein d'associations, de collectivités ou encore dans les services de l'État, pour une durée moyenne de huit mois.

Le sport

La direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) accompagne les sportifs de haut-niveau et en devenir dans la réussite de leur double projet, à la fois sportif et scolaire ou professionnel.

 

Le rôle de la DRJSCS est de faciliter l’accès aux conditions de cette réussite en travaillant avec les fédérations, l’éducation nationale, les collectivités territoriales, les établissements du réseau Grand INSEP.

Il s’agit d’individualiser les parcours via les aménagements d’emplois du temps scolaires ou professionnels pour permettre aux sportifs de s’entraîner et de participer aux stages nationaux et aux compétitions internationales, de faciliter l’accès à un hébergement à proximité des lieux d’entraînement, de soutenir les structures d’entraînement au sein desquelles s’entraînent les sportifs. La DRJSCS accompagne individuellement les sportifs de haut niveau qui le souhaitent dans leur projet d’accès à la performance. La DRJSCS s’assure également de la protection de la santé des sportifs ainsi que la protection des mineurs. Elle est à leurs côtés dans les difficultés comme dans les réussites avec les 37 conseillers techniques sportifs, le médecin-conseiller et les 2 conseillers d’animation sportive mobilisés pour les accompagner.

Le label sport handicap Bretagne : 132 clubs labellisés pour permettre l’accessibilité des personnes en situation de handicap physique ou mental aux activités sportives (formation des encadrants, adaptation des équipements)
http:\\bretagne.drjscs.gouv.fr

1 000

sportifs de haut niveau et « en devenir »

© FFCK
©DRJSCS

132

clubs labellisés sport handicap

Quelques données sur la région académique Bretagne en 2018/2019

Les régions académiques ont pour but d’assurer la cohérence des politiques éducatives au niveau régional. La région académique Bretagne correspond aux limites de l’académie de Rennes, qui rassemble les quatre départements bretons.

©Rectorat d'académie de Rennes
©Rectorat d'académie de Rennes

Une Ecole qui éduque à la Citoyenneté et aux valeurs de la République

Former à la citoyenneté, dans le cadre du respect du principe de laïcité et des valeurs de l’École de la République, c’est permettre aux élèves de grandir, d’apprendre à choisir, à agir, à s’impliquer, en les amenant à exercer leur esprit critique.
Cette démarche est déployée en lien avec la mise en œuvre de l’enseignement moral et civique (EMC) et en référence au parcours citoyen de l’élève, intégré à tous les projets d’école et d’établissement.
L’engagement des lycéens prend des formes multiples qui dépendent des contextes d’établissement.
Le Conseil Académique de la Vie Lycéenne (CAVL), constitué de vingt lycéens élus par leurs pairs, est l’expression de la diversité de l’académie. Il contribue à l’échange des bonnes pratiques et expériences, mais il peut aussi être un espace d’expression pour les lycéens.
Le dialogue entre les Conseillers Techniques (CT) du recteur d’académie et les élus lycéens au CAVL permet la réalisation de projets (prévention des conduites addictives en milieu festif, sensibilisation par les pairs aux LGTB-phobies et trans-phobies).
Le CAVL peut ainsi être conçu comme une instance de pilotage au service des Conseils de Vie Lycéenne (CVL) (lieux d’actions) et des Inter-CVL (lieux d’échange de pratiques et de formation des élus).

 

©MEN

Education à l’orientation et Parcoursup

La mise en place de Parcoursup a engagé les équipes d’établissement dans une réflexion plus programmatique de l’éducation à l’orientation en lycée, autour de 3 aspects : l’accompagnement, l’anticipation et le partenariat.
Concernant l’accompagnement, des formations académiques déclinées dans les territoires en décembre 2017 ont donné le coup d’envoi de l’engagement des professeurs principaux pour cette première édition. Deux groupes de travail composés de professeurs principaux de terminale ont été réunis depuis pour faire le point sur la première édition de la mise en œuvre de Parcoursup. Il est ressorti un intérêt renouvelé pour la fonction de professeur principal dans la mesure où la nomination du 2nd professeur principal a permis à chacun d’être davantage en accompagnement auprès des élèves. La tâche n’est pas plus facile mais de meilleure qualité dans le suivi. La collaboration avec le psychologue de l’éducation nationale (Psy-EN) porte principalement auprès d’élèves indécis pour lesquels un accompagnement exige une expertise. La structuration temporelle de la procédure, les ressources de la plateforme et des sites tels que terminales 2017-2018 ont permis de sécuriser cette fonction.
Concernant l’anticipation, la réflexion autour des attendus de l’enseignement supérieur a nourri la conception et l’animation d’une formation académique des professeurs principaux et des Psy-EN de seconde. En effet, autour de la question des enseignements de spécialité, il a été opportun de les amener à passer d’une représentation adéquationniste entre spécialité et sélection de l’enseignement supérieur à une représentation pédagogique et constructive sur la contribution de leur pratique d’enseignement au développement des compétences transversales favorisant la réussite dans l’enseignement supérieur.
Enfin, le partenariat, en particulier avec l’enseignement supérieur, s’est renforcé au bénéfice des élèves (proposition d’immersions, interventions, etc.) et au bénéfice des enseignants (formation, rencontres avec les enseignants de l’enseignement supérieur, etc.).

 

III - Cohésion sociale

2 046
places d'hébergement

dont

1 349
en centres d’hébergement de réadaptation sociale

Hébergement et accès au logement
des personnes sans abri ou mal logées

Le plan quinquennal logement d’abord et la lutte contre le sans-abrisme 2018-2022 propose une réforme structurelle de l’accès au logement pour les personnes sans domicile. Son objectif : permettre l’accès au logement tout en garantissant une réponse aux situations d’urgence qui soit la plus adaptée aux besoins.
Le plan comprend 60 mesures qui s’articulent autour de cinq grandes priorités : la production et la mobilisation de logements abordables, l’accélération de l’accès au logement, l’accompagnement des personnes, la prévention des ruptures et la mobilisation des acteurs et des territoires. En Bretagne, un objectif de 372 places de pensions de familles et 936 places d’IML a été fixé pour la région sur la durée du plan.
Dès 2018, le développement des places d’IML (120 places) et de pensions de famille (52 places) a été dynamique, dépassant même l’objectif fixé annuellement pour les places d’IML. Le développement de ces places doit permettre de renforcer la fluidité de l’hébergement vers le logement.
En 2018, les dépenses de ce programme s’élèvent à 39 millions d’euros dont 20M€ pour le financement des centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), 9 M€ pour le logement adapté, 6,8 M€  pour l’hébergement d’urgence.

Protection des majeurs

La DRJSCS pilote également le programme « Inclusion sociale et protection des personnes » qui, pour l’essentiel, permet la mise en œuvre et le financement de près de 27 500 mesures de protection des majeurs (tutelle, curatelle) pour un montant de 39 M€ en 2018.

27 500
mesures de protection
pour les personnes sous tutelle ou curatelle

 La stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté en Bretagne a été déployée
sur les territoires fin 2018.

En Bretagne, la conférence régionale des acteurs a réuni le 11 décembre 2018 plus de 250 acteurs engagés pour la lutte contre la pauvreté : services de l’Etat, collectivités territoriales, monde associatif du secteur social, de l'éducation, de la santé, de l’insertion et de l’emploi.
En présence de Michèle Kirry, préfète de la région Bretagne et d’Olivier Noblecourt, délégué interministériel, cette conférence a été l’occasion de présenter la stratégie et de lancer la démarche d’animation régionale.
Quatre ateliers de travail ont été constitués : enfance, jeunes, insertion et travail social.
A l’issue de ces ateliers, 15 groupes thématiques régionaux ont été mis en place dont l’objectif est de poser des constats, d’échanger sur les pratiques et de dégager des chantiers prioritaires pour la Bretagne.
En parallèle, l’Etat met en place une contractualisation avec les départements volontaires qui souhaitent s’engager dans la démarche.
Cette conférence régionale sera reconduite deux fois par an pour soutenir la mobilisation des acteurs au niveau régional et départemental.

©DRJSCS

32
quartiers prioritaires de la ville en Bretagne

Les crédits dédiés pour la politique de la ville en Bretagne

L’Etat a attribué 3 851 200 € aux contrats de ville en Bretagne en 2018.
Ces contrats couvrent 32 quartiers prioritaires de la ville dans 15 communes, regroupant au total 89 040 habitants.
Les services de l’État ont contribué à l’évaluation des 12 contrats de ville bretons à mi-parcours. Les priorités identifiées à l’issue de ces évaluations permettront de réorienter en 2019 les objectifs initiaux des contrats de ville.
Le pacte de Dijon, signé par le Premier ministre le 16 juillet 2018, vise à donner une nouvelle impulsion à la politique de cohésion urbaine et sociale et fixe les engagements respectifs et réciproques de l’Etat et des collectivités en la matière.
La durée de ces contrats a été prolongée jusqu’en 2022
Un plan d’action : la « Mobilisation nationale pour les habitants des quartiers » comprenant 40 mesures en faveur des quartiers prioritaires de la ville a été lancé en 2018.

Une Ecole au cœur de la lutte contre les inégalités sociales et territoriales

Dans le but de corriger l’impact des inégalités sociales et économiques sur la réussite scolaire, la politique d’éducation prioritaire mobilise moyens et personnels pour renforcer l’action pédagogique et éducative dans les écoles et établissements localisés dans les territoires repérés comme rencontrant les plus grandes difficultés sociales.
Dans l’académie de Rennes, un réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP + sur Rennes) et 17 réseaux d’éducation prioritaire (REP) dans l’enseignement public sont implantés dans les quatre départements bretons.
Afin de garantir à chaque élève l’acquisition des savoirs fondamentaux, le dédoublement des classes de CP s’est poursuivi en 2018 dans les écoles en REP, dédoublement qui sera généralisé aux classes de CE 1 en REP et REP + à la rentrée scolaire 2019 (12 élèves par classe maximum).
Le dispositif Ecole ouverte, concernant en 2018 quatre collèges publics REP/REP +, propose également un accueil aux jeunes ne partant pas en vacances pendant les congés scolaires.
Le dispositif des Parcours d’excellence (14 collèges publics en REP et REP + en 2018/2019) vise pour sa part à accompagner des élèves de 3ème volontaires, et ce pendant tous leurs parcours secondaires, pour favoriser leurs parcours vers des études supérieures.
Par ailleurs, l’Education nationale met particulièrement l’accent en 2018/2019 sur la transmission des savoirs fondamentaux dans les écoles primaires. Tous les enfants scolarisés en CP, CE1 et 6e bénéficient désormais d’évaluations qui fournissent des points de repère efficaces afin d’identifier les difficultés des élèves dès le début de l’année, de les aider à les surmonter et de les accompagner vers la réussite.
Enfin, l’académie de Rennes continue à promouvoir et à mettre en œuvre une diversité de dispositifs adaptés pour favoriser le progrès social et donner davantage à ceux qui ont besoin de plus :
- la scolarisation précoce des enfants de moins de 3 ans, facteur de réussite scolaire (19 % dans l’académie, contre 9 % en 2018 au niveau national, ce taux atteignant 45,9 % en REP et 64,1 % en REP + ; existence de 3 classes passerelle) ;
- le dispositif Devoirs faits, qui propose depuis la fin 2017 à tous les collégiens volontaires des réseaux d’enseignement public et privé sous contrat un temps d’étude accompagnée pour réaliser leurs devoirs.

©MEN

Education prioritaire :

15 collèges et 83 écoles
5,3 % de la population scolaire bretonne
(enseignement public)
14,63 % au niveau national
19 560 élèves en Bretagne
(13 520 dans le premier degré
et 6 040 dans le second degré)
Taux de scolarisation des moins de 3 ans :
64,1 % en REP +
45,9 % en REP

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