I - Culture

Transmission des savoirs et démocratisation de la culture

L'éducation artistique et culturelle est indispensable à la démocratisation culturelle et à l'égalité des chances. Elle fait l'objet en Bretagne d'un pilotage partagé par l'Etat et les collectivités territoriales. Le comité de pilotage régional présidé par le Recteur et le DRAC mobilise tous les services de l'Etat et les élus (culture, éducation) de toutes les grandes collectivités. Les groupes départementaux pour l'éducation artistique et culturelle co-animés par la DRAC et la direction des services départementaux de l'éducation nationale (DSDEN) sont en charge de la stratégie opérationnelle découlant des orientations établies en comité de pilotage régional. Dans ce cadre, 133 projets de résidence d'artiste en milieu scolaire ont été soutenus à hauteur de 467 760 € ainsi que 70 services éducatifs des structures culturelles pour 723 760 €.

Pour illustrer ce partenariat, la DRAC a soutenu en 2017 dans le cadre du « contrat local d'éducation artistique et culturelle sur le territoire de la communauté de communes de la Bretagne romantique » (Etat, enseignement catholique et communauté de communes) une résidence d'artiste en milieu scolaire avec Bernard BRETONNIERE, auteur de théâtre, à l'école Sainte-Anne et au collège Saint-Gilduin de Combourg (subvention DRAC 5 600 €).
Dans le domaine de l’action territoriale, la DRAC soutient des projets de développement culturel sur des territoires ruraux. Aidé à hauteur de 20 000 € en 2017, le syndicat mixte du Pays de Pontivy avec le projet Mill Tam favorise une approche artistique pour les publics éloignés des circuits habituels de diffusion et de création.
Ce projet s’inscrit dans le développement local culturel participatif avec un mode d'action concerté associant tous les échelons territoriaux.

#Education, #Transmission, #Démocratisation

133
projets de résidence d'artiste en milieu scolaire (467 760 €).

70
services éducatifs des structures culturelles (723 760 €).

Soutien à la création et à la diffusion

La DRAC soutient les grandes institutions de création et de diffusion du spectacle vivant et des arts plastiques, les scènes de musiques actuelles, les artistes ainsi que les manifestations et festivals.
Un exemple d’action menée dans le domaine des arts plastiques et soutenue par la DRAC : depuis 2017, la Criée centre d’art contemporain de Rennes et Passerelle centre d’art contemporain de Brest mettent leurs compétences et atouts en commun pour construire un projet de développement artistique sur le territoire de la région Bretagne. Le projet « Territoires Extra » vise à soutenir l’émergence artistique en Bretagne par la création et la diffusion d’œuvres et permet la construction d’un projet artistique associant les acteurs territoriaux bretons. Le programme « Territoires Extra » est pensé pour à la fois émaner du territoire régional et pour s’en nourrir. Le projet est nomade et s’implante là où les collaborations et partenariats sont possibles avec le soutien des collectivités territoriales.
Le centre d’art la Criée est subventionnée à hauteur de 83 000 € et Passerelle pour la mise en œuvre du projet artistique et culturel à hauteur de 98 000 € (dont 15 000 pour les actions éducatives).
Le projet « Territoires Extra » est soutenu par la DRAC à hauteur de 20 000 € pour la Criée et 21 358 € pour Passerelle.
Parmi les soutiens financiers effectués en 2017, on peut noter :
- Musique : 3 650 500 €, dont Orchestre Symphonique de Bretagne : 1 103 000 €, les SMAC (scènes de musiques actuelles) : 826 000 €, les Transmusicales à Rennes : 240 000 €.
- Théâtre : 7 398 170 €, dont 1 154 080 € au CDN théâtre de Lorient dont 20 000 € pour le festival Eldorado, 3 693 260 € au TNB, 292 620 € pour le Carré Magique (pôle national des arts du cirque de Lannion).
- Danse : 2 183 700 €, dont pour le Triangle : 70 000 € d’aide à la scène conventionnée danse, la Scène nationale du Quartz à Brest : 934 000 € et le Musée de la Danse - Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne (CCNRB) : 510 000 €.

#Musique, #Théâtre, #Danse, #Arts plastiques

David Horvitz

 

 

Montants 2017 pour chaque secteur de la création (sans l'investissement) :
- musique : 3 650 500 €
- théâtre : 7 398 170 €
- danse : 2 183 700 €

©ALAIN MONOT
DRAC
DRAC

Patrimoine

Le patrimoine breton est riche mais économiquement fragile (préservation des emplois et des savoirs-faire). Les interventions à fort « effet de levier » des crédits de l’État participent au soutien de cette activité économique sur le patrimoine, qu’il soit monumental, archéologique, muséal et archivistique. Parmi les opérations importantes Monuments Historiques :

- restauration et aménagement du trésor de la cathédrale de Vannes et poursuite de la restauration du bâtiment aux Lions de Brest (dans le cadre du protocole Culture-Défense) avec une subvention DRAC de 883 731 € ;
- poursuite de la restauration du massif occidental de l'ancienne cathédrale de St Pol de Léon et début de la restauration des lucarnes du château de Châteaugiron (1,8 M€, répartis sur 3 exercices) ainsi que l’achèvement du chantier du Couvent des Jacobins de Rennes, financé à hauteur de 1 941 397 € en 2017 ;
La DRAC Bretagne a fortement soutenu (organisation, recherches scientifiques, financement des restaurations) l’exposition « CONTEMPLATIONS, Tableaux des églises de Bretagne, 26 chefs-d'œuvre des XVIe au XVIIIe siècles classés monuments historiques », permettant d’exposer 26 peintures réunies pour la première fois grâce à une collaboration inédite entre de nombreuses collectivités propriétaires de tableaux.
Dans le secteur de l’archéologie, le dossier phare des mégalithes de Carnac et des rives du Morbihan avec la demande d’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO, projet qui progresse rapidement.
Dans le secteur des musées, 4 grands chantiers ont été soutenus comme la création du musée d’histoire maritime de Saint-Malo, le musée de la résistance Bretonne de Saint-Marcel, le musée de Morlaix ou le musée Mathurin Méheut de Lamballe.
Il est à noter également le financement des chantiers sur les collections du musée de Bretagne de Rennes, du musée de la résistance bretonne de Saint-Marcel ou du musée des beaux-Arts de Brest ainsi que la poursuite de la restauration des bateaux du port-musée de Douarnenez.

#Musée, #Expositions, #Monument historique, #Patrimoine

DRAC

11,4 M€
pour le patrimoine des monuments historiques soit 140 opérations d’entretien (1,4 M€) et
150 chantiers de restaurations (10 M€)
311 000 €
d’aides en investissement pour les musées bretons (réaménagement, travaux…)

Réseau de lecture publique

La Bretagne se situe aujourd’hui dans les toutes premières places pour le réseau de lecture publique. L’essor des nouvelles bibliothèques dites troisième lieu qui favorisent la diversité des supports d’information, l’action culturelle, la participation des usagers et le lien social, est fortement soutenu par l’État (DGD). 93 dossiers bibliothèques ont été financés par l’État pour 45 communes ou EPCI (une collectivité peut porter plusieurs opérations) pour un montant total de 1 762 000 €. Exemples remarquables : bibliothèques municipales de Riec sur Belon (29) Baud (56), Plouer sur Rance (22) et Landujan (35).

Autre exemple, la commune de Sainte-Anne d'Auray et l’Académie de Musique et d’Arts Sacrés ont décidé d’élaborer un projet commun de réhabilitation et de gestion d’une bibliothèque municipale dans un des bâtiments du sanctuaire de Sainte Anne d’Auray. Cet équipement regroupe un fonds généraliste tous publics et un fonds documentaire ancien et contemporain spécialisé sur l’histoire de la Bretagne, la religion, la musique et l’art sacré. Le bâtiment conçu sur un seul plateau comprend des espaces chaleureusement aménagés avec un soin particulier apporté à la valorisation des documents musicaux. Le coût global du projet s'est élevé à 748 120 € pour une subvention de l’État à hauteur de 219 636 € (DGD bibliothèques).
En 2017, la DRAC a soutenu des projets d’extension et d’évolution des horaires d’ouverture pour les bibliothèques (circulaire du 15 juin 2016). 8 communes ont été aidées à hauteur de 62 000 € sur la DGD 1ère fraction et la commune de Brest sur la DGD 2ème fraction à hauteur de 229 898 €.
L’EPCC Livre et Lecture en Bretagne, structure régionale pour le livre financée à parité par l’État (242 000 €) et le Conseil régional, est un outil indispensable au développement entre les différents acteurs de la chaîne du livre. Une action exemplaire est le prix « Facile à Lire ».

#Livre, #Lecture, #Bibliothèque

Estelle Oliviero, Médiathèque de Sainte-Anne-d'Auray

93
dossiers bibliothèques financés pour 45 communes ou EPCI (une collectivité peut porter plusieurs opérations) pour un montant total de 1 762 000€.

242 000€
pour l’Etablissement public de coopération culturelle « Livre et lecture en Bretagne »

II - La jeunesse au cœur des politiques publiques

©académie de Rennes – Pôle communication

1 911
jeunes volontaires en Service civique au 31 déc 2017 en Bretagne

1 911 jeunes volontaires en Service civique au 31 décembre 2017 en Bretagne


1 512 jeunes effectuaient un Service civique en Bretagne au 31 décembre
2016 et 1 911 jeunes au 31 décembre 2017, soit une augmentation de 20,87 % pour l’année 2017. La dynamique des entrées dans le dispositif s’est nettement amplifiée depuis 2016 (+ 46,10 % en deux années). Volontaires pour une action collective dans des domaines aussi variés que la solidarité, le sport, l’éducation, la culture ou encore les loisirs, ces jeunes sont accueillis au sein d'associations, de collectivités ou encore dans les services de l’État, pour une durée moyenne de huit mois.

#jeunes, #engagement, #16-25, #Service civique

255 sportifs  de haut niveau accompagnés par le pôle sport de la DRJSCS

La Bretagne, terre de sportifs, a toujours été présente sur les grands événements sportifs. Pour cela la DRJSCS accompagne au mieux les sportifs de haut-niveau dans la réussite de leur double projet, à la fois sportive et scolaire ou professionnelle. Le rôle de la DRJSCS est alors de créer les conditions de cette double réussite en travaillant par exemple avec l’Education Nationale pour aménager les emplois du temps, accéder à des cours de soutien, décaler des examens, etc. Certains sportifs en situation professionnelle ont, quant à eux, besoin d’aménager leurs horaires de travail pour leur permettre de s’entraîner, de participer aux stages nationaux et aux compétitions internationales. Pour la réussite du projet sportif, la DRJSCS s’assure également des conditions d’entraînement. Elle est à leurs côtés dans les difficultés comme dans les réussites avec les 37 conseillers techniques sportifs, le médecin-conseiller et les 2 conseillers d’animation sport mobilisés pour les accompagner.  255 sportifs de haut niveau listés et licenciés en Bretagne sont accompagnés par le pôle sport de la DRJSCS.

 

#sport, #haut niveau, #SHN, #CIP, #CAE, #jeunes, #J02024, #sportifs, #mouvement sportif

255
sportifs  de haut niveau accompagnés par le pôle sport de la DRJSCS

Crédit photo : DRJSCS Bretagne

 

400
professionnels de terrain formés en 2017 aux valeurs de la République et la laïcité

 

Citoyenneté

Valeurs de la République et laïcité

Une journée du réseau des formateurs du plan « Valeurs de la République, Laïcité » a été organisée le 1er juin 2017 afin de leur proposer un temps de réflexion sur les postures et les pratiques pédagogiques.
Le plan « Valeurs de la République, Laïcité » a continué son développement en Bretagne en 2017. 32 formations « Valeurs de la république, Laïcité » ont été assurées par des formateurs habilités issus de 10 structures.

Former à la citoyenneté, dans le cadre du respect du principe de laïcité et des valeurs de l’École de la République, c’est permettre aux élèves de grandir, d’apprendre à choisir, à agir, à s’impliquer, en les amenant à exercer leur esprit critique. Cette démarche est déployée en lien avec la mise en œuvre de l’enseignement moral et civique (EMC) et en référence au parcours citoyen de l’élève, intégré à tous les projets d’école et d’EPLE. Dans ce cadre, un dispositif spécifique et renforcé est mis en œuvre depuis mars 2015 : formation des personnels, mobilisation d’un groupe académique intercatégoriel et interdegré de formateurs laïcité et valeurs de la République (30 formateurs académiques, dont 15 enseignants), ainsi que, dans chaque département pour le premier degré, la constitution en septembre 2017 d’une équipe académique « laïcité et fait religieux », l’organisation de temps forts et d’échanges dans les écoles et établissements et, au niveau académique, journée et semaine de la Laïcité, séminaire académique.
Différents dispositifs s’inscrivent également dans cette priorité, qui mobilisent des citoyens bénévoles souhaitant apporter leur appui aux enseignants (Réserve citoyenne de l’Education nationale [RCEN]), qui s’adressent à des parents primo-arrivants (Ouvrir l’Ecole aux parents pour la réussite des enfants [OEPRE]) ou qui offrent à des collégiens la possibilité de s’engager dans une démarche citoyenne concrète (Cadets de la sécurité civile).
Par ailleurs, la DRJSCS a formé 400 professionnels de terrain aux valeurs de la République et de la laïcité en 2017.

#laïcité, #formation, #valeurs, #Republique

Quelques données sur la région académique Bretagne en 2017/2018

Les régions académiques ont pour but d’assurer la cohérence des politiques éducatives au niveau régional.
La région académique Bretagne correspond aux limites de l’académie de Rennes, qui rassemble les quatre départements bretons.

#Education Nationale

 

74.01-Chiffres-de-l'académie-17-A3
75.02-Chiffres-de-l'académie-17-A3

III - Cohésion sociale

1 984
places d'hébergement, dont 1 337 en centres d’hébergement, de réadaptation sociale sont ouvertes en Bretagne aux personnes vulnérables

40M€
pour le programme « hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables »

1 984 places d'hébergement, dont 1 337 en centres d’hébergement, de réadaptation sociale

Le programme « hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables » couvre l’ensemble du dispositif d’accueil généraliste, d’hébergement et d’accès au logement des personnes sans abri ou risquant de l’être. Il finance l’aide au logement temporaire, les places d’hébergement d’urgence, de stabilisation et d’insertion, de veille sociale et des places de logement adapté et différents dispositifs d’accompagnement renforcé.

En 2017, ces dépenses s’élèvent à 40 M€, dont 20 M€ servent à financer les centres d’hébergement et de réadaptation sociale, 7 M€ l’hébergement d’urgence, 8 M€ le logement adapté. A noter :
- une augmentation substantielle des dépenses d’hébergement d’urgence pour la mise à l’abri de personnes vulnérables avec un taux de croissance proche de + 48 % par rapport à l’exercice 2016 ;
- une extension du parc de logement adapté grâce à la création d’une soixantaine de places de pensions de famille et résidence accueil ;
- la poursuite de la mise en œuvre d’un Service Intégré d'Accueil et d'Orientation (SIAO) par département, plateforme unique à la fois de l’urgence et de l’insertion qui permet de favoriser la fluidité du dispositif d’hébergement et de faciliter l’accès au logement pour les publics en situation de grande précarité.

#insertion, #hebergement, #urgence, #sans-abri, #pauvreté, #CHRS

8 637 bénévoles associatifs formés en 2017

La campagne du Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA) 2017 a permis d'accompagner 114 associations dans la formation de près de 8637 bénévoles. 329 actions de formations différentes (aide à la gestion et au projet) ont été financées sur des durées de 1 à 6 jours, parfois reproduites sur plusieurs sessions pour un total de 729 journées. Le montant consacré au FDVA en 2017 s’élève à 382 821 €. Ce dispositif est mené en partenariat entre l’Etat et le Conseil régional.

#association, #formation, #benevoles, #benevolat, #societe, #FDVA, #Conseilrégion

8 637
bénévoles associatifs
formés en 2017

 

382 821 €
financement Etat

Crédit photo : DRJSCS Bretagne

66
postes d'adultes-relais dans les quartiers prioritaires de la Ville en Bretagne

66 postes d'adultes-relais dans les quartiers prioritaires de la Ville en Bretagne

Ces contrats adultes-relais bénéficiant d’une aide de l’Etat permettent à des personnes éloignées de l'emploi résidant dans un quartier prioritaire d'assurer des missions de médiation sociale et culturelle de proximité dans les quartiers prioritaires.
Dans le cadre du réseau des adultes-relais, deux rencontres ont été organisées le 30 mars et le 14 novembre 2017 sur les thématiques de la médiation sociale et de la lutte contre les discriminations.

#ville, #adultesrelais, #quartiers

La politique immobilière de l’État pour le logement social

Le 18 décembre 2017, l’acte de cession d'un terrain situé Boulevard de Guines à Rennes a été signé par les représentants de l’État et de la ville de Rennes.
Cet ancien terrain militaire a été acquis par la ville de Rennes dans le cadre d’un programme d’aménagement de ce quartier et notamment d’un projet de construction de près de 460 logements, dont 80 % à vocation sociale, que la ville doit confier à un aménageur spécialisé (dispositif « Duflot »). La procédure de cession, pilotée par la direction régionale des finances publiques (DRFIP) de Bretagne, a mobilisé de nombreux services de l’État pour aboutir aux accords nécessaires : Domaine, Mission régionale de la politique immobilière de l’État, ministère des armées, préfecture et DDTM.
Symbolisant l’importance de cette opération, un protocole d’accord avait été signé le 29 janvier 2017 à l’occasion d’un déplacement du Premier ministre Bernard Cazeneuve, du ministre de la défense Jean-Yves Le Drian et d’Emmanuelle Cosse, ministre du logement.

#Duflot, #Cessions immobilières , #Logement social #Patrimoine, #Etat

Direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) du Grand Ouest

La direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) du Grand Ouest anime et coordonne l’activité de 24 établissements pénitentiaires, dont 7 situés en Bretagne, et de 14 services pénitentiaires d’insertion et de probation, dont 4 en Bretagne. Depuis la réforme territoriale nationale au 1er janvier 2017, la DISP intègre dans son ressort les structures de l’ancienne Haute-Normandie. Elle couvre 6 structures supplémentaires, avec 900 personnels titulaires, 2 600 personnes détenues et 4 400 personnes suivies en milieu ouvert. En région Bretagne, la population pénale écrouée marque en 2017 une augmentation de 1,3 % avec 2 501 personnes.Le taux d’occupation des 7 établissements bretons est de 120 %. Avec ses partenaires, la DISP inscrit les personnes sous main de justice dans les politiques sociale, sanitaire et d’insertion pour leur prise en charge globale, cohérente et évolutive.

#DISP

Une Ecole qui accompagne les plus fragiles

Dans le but de corriger l’impact des inégalités sociales et économiques sur la réussite scolaire, la politique d’éducation prioritaire mobilise moyens et personnels pour renforcer l’action pédagogique et éducative dans les écoles et établissements localisés dans les territoires repérés comme rencontrant les plus grandes difficultés sociales. Afin de réduire les écarts de réussite entre les élèves, trois objectifs y sont poursuivis : mieux accompagner les élèves dans leurs apprentissages, constituer des équipes éducatives formées, stables et soutenues, et instaurer un cadre propice aux apprentissages. L’éducation prioritaire se compose dans l’académie de Rennes d’1 réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP + : sur Rennes) et de 17 réseaux d’éducation prioritaire (REP) dans l’enseignement public, implantés dans les 4 départements bretons. Elle comporte 16 collèges et 88 écoles (24 maternelles et 64 élémentaires ou primaires). Elle scolarise 5,3 % de la population scolaire de l’académie (12,6 % au niveau national), soit en 2017/2018 19 564 élèves (13 604 dans le premier degré et 5 960 dans le second degré). Le taux de scolarisation des moins de 3 ans y est de 65,2 % en REP + et de 46,2 % en REP (données ministère de l’éducation nationale).
Fixée pour 5 ans, la carte de l’éducation prioritaire sera revue pour la rentrée scolaire 2019. De plus, afin de garantir à chaque élève l’acquisition des savoirs fondamentaux, le dédoublement des classes de CP est mis en œuvre en REP + et dans certaines écoles en REP depuis la rentrée scolaire 2017 (généralisation à la rentrée scolaire 2018). Des stages de remise à niveau ont été proposés pendant l’été 2017 dans des collèges REP et REP +, pour aider les élèves rencontrant des difficultés dans les apprentissages. Le dispositif Ecole ouverte, concernant en 2017 deux collèges REP/REP +, propose également un accueil aux jeunes ne partant pas en vacances pendant les congés scolaires. Le dispositif des Parcours d’excellence vise pour sa part à accompagner des élèves de 3ème volontaires, et ce pendant tous leurs parcours secondaires, pour assurer l’égalité des opportunités de réussite.

#Education Nationale

Dispositifs dans le 1er degré

1
réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP + : sur Rennes) et
17
réseaux d’éducation prioritaire (REP) dans l’enseignement public

Des dispositifs au profit de la réussite des élèves

Afin de répondre aux besoins concrets des élèves, l’Education nationale met en œuvre dans l’académie de Rennes une diversité de dispositifs adaptés :
- la scolarisation précoce des enfants de moins de 3 ans, facteur de réussite scolaire (32 % dans l’académie, contre 18 % en 2016 au niveau national, ce taux atteignant 46,2 % en REP et 65,2 % en REP + ; existence de 6 classes passerelle) ;
- le dispositif Devoirs faits, qui propose depuis la fin 2017 à tous les collégiens volontaires un temps d’étude accompagnée pour réaliser leurs devoirs ;
- l’accompagnement des activités et projets menés dans les écoles et établissements scolaires par des volontaires du Service civique ;
- le dispositif des Cordées de la réussite, œuvrant à la mise en réseau des établissements du second degré et de l’enseignement supérieur, et visant à développer la connaissance et l’ambition des jeunes bretons, notamment d’origine modeste ;
- l’action de la Mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS), qui travaille à prévenir le décrochage scolaire, à faciliter l’accès à la qualification et au diplôme et à contribuer à la sécurisation des parcours de formation ;
- la création, à la rentrée scolaire 2017, d’un micro-lycée sur Rennes, dispositif de la deuxième chance pour des élèves âgés de 17 ans et plus ;
- la mobilisation de tous les acteurs en faveur de la scolarisation, de droit, des jeunes migrants en Bretagne, sous les auspices d’une structure spécialisée : le Centre académique pour la scolarisation des élèves allophones (CASNAV).

#Education Nationale

Dispositif « Devoirs fait »